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Compte-rendu de voyage en Afrique de l’Ouest


Portrait de Webmaster du site

By Webmaster du site- Posté le 26 août 2008

Texte d'Alain Villegier

 

11 frontières passées, toutes dans de très bonnes conditions, maximum en 2 heures

ALGERIE

Mon dernier voyage datait de 92.

Bon goudron de EL OUED jusqu’à DJANET

Excellent accueil à l’exception de quelques jets de pierres de gamins vers EL OUED

Pluie abondante, récente, avec de véritables lacs baignant les dunes de l’erg BOURARET

Le goudron permet d’apprécier la beauté du Fadnoun et les magnifiques paysages jusqu’à DJANET qui n’a pas trop changé et garde beaucoup de charme

5 jours de hors piste dans la TADRART avec KADER de L’agence TASSET : paysages sublimes de TIN MERZOUGA, gravures et peintures de l’oued IN DJERANE, de la même facture que celles du MATHENDOUS, en Libye toute proche

Piste de DJANET vers TAM dont la population a du décupler en 10 ans

Nombreux touristes au CAMPING 4x4,j’y rencontre Joël et Francine, couple sans appréhension dans leur LAND, ne craignant pas de devoir affronter le Nigeria pour descendre au Cameroun : nous voyageons de concert jusqu’à AGADEZ, bien rassurant pour moi, qui me retrouvais seul depuis TAM.

NIGER

Assamaka : passage de la frontière en moins d’une heure !avec quelques bakchich institutionnalisés qu’on paye avec plaisir en souvenir du temps ou il fallait vider toutes les affaires et attendre, attendre…. .

Les dunes de Laouni ne sont plus un obstacle : la nouvelle route, encore mauvaise piste, y débute

Longue traversée agréable par la route goudronnée bonne dans l’ensemble, permettant la transition du Sahara vers le Sahel, les rives du NIGER, à Niamey, ne manquent pas de charme

Large piste, complètement cassée(mais la saison des pluies vient de s’achever) durant 60 kms avant la frontière du Burkina

BURKINA

On trouve tout à Ouaga, y compris de bons hôtels avec piscine pas chers pour apprécier la chaleur intense de ce début novembre. Pour les amateurs, le capitaine, poisson d’eau douce qui peut peser jusqu’à 100kg est un régal.

Mon épouse récupérée à l’aéroport, nous fuyons la circulation pénible de Ouaga

BENIN

Un douanier, à la frontière, très intéressé par le TOY, propose de l’échanger contre les 2 pastèques qu’il tient. Devant mon refus( !) il m’offre les pastèques, même aux frontières, l’accueil peut être vraiment aimable….

En descendant vers le sud, la savane, ou l’on s’attend à voir éléphants, lions et toutes sortes d’animaux, fait place à une végétation tropicale puis subéquatoriale : sur la côte nous sommes à 6° de latitude.

Cotonou est vraiment trop pollué et la circulation y est infernale avec les zemidgens et leur carburant frelaté venant du Nigéria, Porto novo ne vaut guère mieux et, si l’on a l’intention de remonter par le Togo, mieux vaut s’en tenir à Abomey avec sa ville historique et son marché haut en couleur et descendre rejoindre l’océan à Grand Popo qui s’apparente au paradis terrestre pour le routard solitaire amoureux de grands espaces. L’hôtel-camping Awalé, sous les cocotiers au bord de la mer est le but idéal pour ressourcer un saharien qui a décidé de faire la « grande boucle » en atteignant le golfe de Guinée….

TOGO

Immense plage avec ses bateaux bariolés et ses villages de pécheurs jusqu’à Lomé qui est la plus agréable des capitales visitées au cours du voyage. Pistes de latérite autour du lac Togo, charme de Togo ville

Cap plein nord dans une végétation luxuriante, caféiers, coton prêt à cueillir…. Le Togo est montagneux, les cascades sont nombreuses. Les réserves animalières ne sont pas ouvertes à cette date (15 novembre) mais le climat pour ce périple est idéal : Chaleur intense mais suportable, soleil permanent (en tout 2heures de pluies tropicales sur la côte).

Au nord, le pays Tamberma, homologue du pays Somba, son voisin béninois, est très pittoresque avec son habitat particulier, les « tatas ». La région fait beaucoup d’efforts pour s’adapter au tourisme, l’accueil y est toujours agréable.

Dapaong, marché très animé et coloré mais, comme partout ou presque, les gens n’aiment pas se faire photographier, ils ont trop souvent étés choqués de se retrouver dans des reportages sans en avoir eu aucun bénéfice : On ne peut que les comprendre et respecter leur désir (ou payer).

BURKINA

Traversée trop rapide de ce pays accueillant baigné de lacs parsemés de nénuphars en fleurs, parcouru de charrettes à ânes. Juste le temps de déposer Chantal à l’aéroport, d’accueillir Bernard à sa place, de passer chez Toyota et d’obtenir en 6 heures un visa gratuit pour la Mauritanie à l’ambassade de France.

MALI

La végétation se fait moins riche et moins dense, de nouveau la savane puis le Sahel avec son cram cram, de nouveau les bergers et leurs grands troupeaux de bœufs aux longues cornes sinueuses. Beaucoup de similitudes avec le Niger, une pauvreté plus importante que dans les précédents pays ou les enfants sont bien habillés et ne semblent pas souffrir de malnutrition : Ici, souvent des petits visages salis, morveux, des haillons…L’habitat est beau, le sourire et les signes amicaux fréquents.

Une route étroite avec de nombreux gués bétonnés permet, de Bankass de monter sur le plateau vers Sangha, lieu idéal pour parcourir à pied le pays Dogon. Il y a bien sûr pas mal de touristes, mais cette région est fantastique. Après 3 jours pleins de charme, nous longeons la falaise vers Douentza : plusieurs villages accrochés à la falaise, rencontres de peuls, musée Dogon quelque kms avant la ville…

A Douenza on apprend l’existence d’une piste nouvelle allant directement à Tombouctou, l’armée est en train de la terminer : nous sautons sur cette occasion. Le bac est atteint en un peu moins de 5 heures, il fonctionne avec une grande régularité, la ville mythique est au nord, à 15 kms de goudron, elle est certes un peu décevante…

Retour par le même chemin vers Mopti, grouillante puis Djenné moyenâgeuse : chacune un charme fou

Bamako : je laisse Bernard à l’aéroport, me voilà seul dans mon Toy pour remonter, avec un 2eme Toy, mais le couple qui l’occupe, au demeurant sympathique, s’avère anxieux et « speedé » et aura l’indélicatesse de faire en sorte de me larguer sur une des multiples pistes difficiles au sud d’Ayoun el Atrous. Auparavant nous avions goûté une piste épouvantable jusqu’à Nioro du Sahel puis trouvé une route toute neuve pendant une centaine de kms plus au nord.

MAURITANIE

Retour direct par la route de l’espoir : 600 kms d’excellent goudron dans de beaux paysages. Pas mal de barrages mais un accueil dans l’ensemble excellent. Beaucoup de touristes au camping de Nouakchott. Retour par la plage en compagnie d’un Anglais rentrant d’un voyage solitaire d’un an dans son Land. Derniére nuit saharienne 200 kms au sud de la frontière, l’étape du lendemain permettant de passer cette frontière et d’être le soir à Dakhla (alors qu’il fallait 4 jours minimum l’an dernier à la même époque à cause des formalités !)

En guise de conclusion

Ce voyage de 19000 kms en 2 mois fut un régal. Le désert algérien, tellement riche et varié, donne plus que jamais envie d’y revenir : c’est de plus en plus accessible.

Faire une boucle en Afrique noire est techniquement très facile et permet de varier les plaisirs, il ne me semble pas souhaitable d’être plusieurs véhicules (sauf amitiés anciennes) dans cette zone ou l’on peut fixer les étapes au jour le jour au gré de ses désirs.

Mon Toy m’a encore accompagné sans faillir, je vais m’en séparer après une ultime révision pour pouvoir parcourir au volant de ses frères 4x4 ou à pied d’autres périples, ailleurs sur la planète.

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