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Un GPS dans un Nikon


Portrait de TOURREILLES Jean-Marc

By TOURREILLES Jea...- Posté le 24 octobre 2008

Il aura fallu attendre bien longtemps, mais ça y est, les grands constructeurs d'appareils photo se lancent dans l'intégration du GPS aux appareils photo numériques. Jusqu'à présent, seul Ricoh s'était lancé, avec un appareil intéressant mais au tarif prohibitif.

Il aura fallu attendre bien longtemps, mais ça y est, les grands constructeurs d'appareils photo se lancent dans l'intégration du GPS aux appareils photo numériques. Jusqu'à présent, seul Ricoh s'était lancé, avec un appareil intéressant mais au tarif prohibitif.

Nikon est le premier des grands constructeurs à sortir du bois, avec un compact fort attrayant, bien que très classique, appelé poétiquement Coolpix P6000. Disons-le tout de suite pour rassurer les inquiets, le prix est même attractif, puisqu'il sera proposé à un prix de référence de 479€. C'est le prix d'un reflex d'entrée de gamme, mais ici nous parlons d'un compact plutôt haut de gamme.Nikon Coolpix P6000 de face

Un boitier plutôt haut de gamme

Le boitier est petit, métallique, élégant et ergonomique, mais pas antichoc, ni étanche. Il a même des détails très traditionnels, comme la molette à l'ancienne pour choisir ses réglages. Il possède aussi, détail important pour nous qui photographions dans des environnements extrêmement lumineux, d'un viseur optique, malheureusement médiocre. Mais il permet au moins de cadrer rapidement et correctement en plein soleil, même s'il ne couvre que 80% du champ.

Le capteur est un 13,5 Mpxl et le zoom 28-112 mm, un peu court en variation, est stabilisé optiquement. Le 24 mm aurait été agréable, mais pour un usage saharien, ce n'est pas trop grave, et pour ceux que ça gêne, un complément optique à placer sur l'obejctif permet d'atteindre le 22 mm, mais au prix d'un encombrement important: on dirait un petit fish eye. De même, son ouverture maximale est faiblarde, surtout en position télé (f/2,7-5,9, voire 7,7 en priorité ouverture), mais la lumière n'est pas, encore une fois, ce qui manque le plus, sauf le soir. Mais le soir, hein, il fait noir,de toute façon... Un griffe standard permet de connecter un flask externe un peu plus sérieux que le falsh intégré. En haute sensibilité, les résultats sont plutôt bons, tant mieux pour compenser le manque de luminosité du zoom. On peut utiliser le 2000 iso sans trop de perte, la bonne sensibilité étant du côté des 200 iso. Hé oui, c'est un petit capteur de compact, ça se paye, même s'il est plus grand que la moyenne de ce que l'on trouve sur les compacts et les bridges. Il est capable, au prix d'un massacre à la tronçonneuse des images, de monter à 6400 iso. Ça peut dépanner, mais faut pas rêver.

L'optique est  assez ordinaire dans ses caractéristiques de zoom et de luminosité, bien qu'elle possède deux lentilles ED (verre à faible dispersion) qui augurent d'une certaine qualité optique. De plus, le zoom est épaulé par un traitement électronique d'image embarqué qui peut compenser beaucoup de défauts, en particulier la distorsion. L'appareil devrait fournir au final des images de bonne qualité.

Nikon Coolpix P6000 de dos

A l'usage, les testeurs révèlent que ce boitier est globalement assez mou: le mode rafale, ou plutôt "râââ-fâââ-leuuuu", avec 0,9 im/s, mais plus grave, la mise au point sont lents, et l'enregistrement des fichiers va pépère (3 à 4 secondes avant de pouvoir refaire une image). Ça risque d'être pénalisant dans l'action. Je me vois bien dire "Tu peux me refaire ton tonneau, j'ai pas pu prendre plus de 2 photos"...

Un des atouts maîtres de ce Coolpix P6000 pour les photographes exigeants est sans conteste sa capacité à fournir des images en format RAW, qui offre la plus grande souplesse de retraitement des images, car il n'est qu'un tas de données brutes venant directement du capteur. L'absence de traitement par l'appareil évite la perte d'éléments de l'image initiale, pas toujours rattrapables (en particulier les compressions JPEG et l'accentuation). Malheureusement, les fichiers RAW de ce Nikon ne sont aujourd'hui exploitables que sous Windows (no comment, c'est vrai que les photographes n'utilisent JAMAIS de MAc, c'est bien connu...)

Un GPS embarqué

Venons-en à l'essentiel: le GPS. Pas super rapide, il permet de géolocaliser ses images, et ce, automatiquement, c'est-à-dire sans passer par un gps externe synchronisé sur la date et l'heure.

Pour ceux qui ne connaissent pas cette technique,  j'en rappelle le principe: on synchronise à la seconde près les horloges de l'appareil photo et du GPS, on fait ses photos tout en enregistrant une trace, puis ensuite, un logiciel fait le rapprochement entre l'heure de la photo et la position au moment de celle-ci pour modifier le fichier EXIF (qui contient toutes les infos sur la prise de vue et qui est inclut dans l'image) et ajouter longitude et latitude. C'est lourd et pas très fiable. Ici, c'est du tout-en-un: on fait sa photo, et si le GPS a acquis une position, il l'ajoute tout simplement au fichier EXIF, et on peut donc ainsi télécharger son image sur un site adapté comme Flickr, Picasa, Woofy et bien d'autres comme tout simplement Google Earth et Google Maps.

Reste à voir sa sensibilité, et sa rapidité d'acquisition, qui me paraissent essentielles pour un appareil photo. Je suis même sûr que c'est à cause de ça que l'intégration des GPS dans les appareils photo traînent autant à une époque où l'on met un GPS même dans un téléphone portable. A une époque où on ne dit plus "Allo?", mais "Téou?", ça peut se comprendre .

A voir aussi ce que consomme ce brave GPS embarqué, car il a sans aucun doute un effet non négligeable sur l'autonomie.

Il manque a priori (à vérifier) quelque chose d'important pour certains usages, c'est également l'orientation de l'appareil au moment de la prise de vue. Allié à la focale, ceci permettrait de montrer sur une carte, non pas des points d'où la photo a été prise, mais en plus l'angle de vue de ce que l'on a photographié, très important pour des usages de repérages ou de relevés topographiques. Honnêtement, c'est de la pure négligence, un module électronique compas est minuscule et coûte une dizaine d'euros pour un particulier, ça devrait être à la portée de Nikon, d'intégrer un composant gros comme comme un pièce de 5 centimes qui lui coûterait, à l'échelle industrielle, moins d'un euro pièce: faut quand même pas rigoler.

Un autre produit, mi appareil photo, mi camera, assez atypique et plutôt orienté professionnel existe chez Ricoh qui ne propose pas encore vraiment cette possibilité, mais qui permet de fixer le point GPS, non pas de l'endroit d'où l'on prend la photo, ce dont on se fiche un peu, mais de ce que l'on photographie. Voir la description de la camera Ricoh Caplio 500SE pour plus de détails.

En conclusion

Ce Nikon devrait être un bon appareil, malgré une forte coloration marketing. Il lui manque un peu de performance optique, de la vitesse, une protection contre la poussière et la ppluie (je pense que les chantiers BTP devraient s'intéresser à ce genre de produit) et de finir vraiment la partie acquisiton de localisation. S'il se vend, je suis quasi sûr qu'une version améliorée sortira prochainement.

A voir donc.

Principales caractéristiques du Nikon Coolpix P6000

- 13,5 mégapixels capteur 1/1,8"
- Zoom 4x 28-112mm
- 2 lentilles en verre ED
- 6400 ISO
- Viseur optique
- Ecran 2,7" 230 000 pixels
- Module GPS intégré
- Griffe flash externe
- Compatible Picture Control
- Prise RJ45

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Portrait de Webmaster du site

JOBO : le GPS à l'assaut de la photo numérique


Après Sony et son petit émetteur GPS, c'est au tour de la marque allemande de proposer son module de géolocalisation. Celui-ci dispose d'un socle pour se fixer sur la griffe flash de l'appareil, mais comme le modèle proposé par Sony, le GPS peut parfaitement se situer dans le sac photo si ce dernier est toujours proche de vue. Proposé à 149 dollars (un tarif quasiment identique au produit Sony), le logiciel livré avec le produit permet de marquer les images d'un dossier avec les coordonnées géographiques lorsque les données horaires correspondent (il faut donc bien synchroniser les deux appareils). Contrairement au logiciel Sony qui ne fonctionne qu'avec les fichiers issus d'un appareil Sony (le GPS lui est universel), le modèle de JOBO se veut plus ouvert. Nous espérons pouvoir tester ces modules GPS très prochainement sur focus-numérique.

JOBO GPS

 

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